Fernanda Montiel : L’équilibre entre deux identités
Fernanda Montiel : L’ambassadrice de Tough Doesn’t Quit
Fernanda Montiel n’est pas née dans le monde des courses, c’est une passion et un talent qu’elle a développés au fil du temps. Il faut de la détermination et une bonne dose de ténacité pour partir de rien et accomplir quelque chose. Nous la suivrons, elle et sa famille, dans son ascension, alors qu’elle redéfinit la course au féminin et démontre qu’il est possible de se forger une renommée, même sans être issue d’une lignée de pilotes.
Présentation de la vidéo
Sujet(s) : |
Tough Doesn’t Quit, RZR Racing, le récit d’une femme pilote hispanique dans le monde de la course |
Personne(s) en vedette : |
Fernanda Montiel |
Emplacement(s) : |
Mexique |
Terrain : |
Course tout-terrain |
Produits en vedette : |
RZR |
« Quand les gens me voient, ils n’imaginent pas une seconde que je suis une pilote,
parce que je suis une femme, ils ont ont du mal à imaginer que
je puisse être à la fois pilote hors route et féminine. »
- Fernanda Montiel
À 25 ans, Fernanda Montiel a déjà vécu plus d’expériences que bien des gens en toute une vie. Fille. Amie. Modèle. Championne. Elle incarne tout ça. Fernanda, première femme hispanique à décrocher un titre au championnat Baja, mène une carrière aussi prometteuse que prolifique, malgré les nombreux défis rencontrés sur la piste comme dans la vie. Elle s’impose dans un milieu masculin, construit son avenir à force de détermination et apprend à jongler avec les défis de la vie adulte.
Les premières années
Fernanda a toujours évolué dans l’univers de la course. À 3 ans, elle était déjà l’apprentie de son père dans le garage, entourée de machines tout-terrain en reconstruction. Son père, un ancien coureur devenu son mécanicien actuel, lui a insufflé la passion du sport, sans en être pleinement conscient.
« Mon père est pilote automobile, tout comme mon frère. Ainsi, en grandissant dans cet environnement et en étant témoin du déroulement des courses et de toute la préparation en amont, j’ai développé un réel intérêt pour ce monde-là. Le fait d’avoir mon père à mes côtés pour me guider me donnait un grand sentiment de sécurité. »
Au départ, c’est son père qui a financé les débuts de sa carrière en course. Ils sollicitaient les entreprises locales pour obtenir des commandites, envoyaient d’innombrables courriels et réunissaient les fonds nécessaires pour que le rêve de Fernanda puisse se poursuivre. En progressant sur la piste et en développant ses talents, ça devenait de plus en plus facile d’attirer des commandites. Elle s’est rapidement associée à son frère, qui a pris le rôle de copilote. À partir de ce moment-là, tout s’est enchaîné : elle n’a jamais regardé en arrière, consacrant chaque instant de son temps libre à développer la détermination et la ténacité nécessaires pour devenir une pilote championne, nourrissant sans cesse sa nature compétitive toujours bien présente.
« Selon mes amis qui ont assisté à mes courses, je me métamorphose complètement, comme si j’étais une autre personne. Ces deux sphères de ma vie sont très distinctes : en course, ma concentration est entièrement tournée vers la performance, ce qui contraste avec ma vie personnelle.∘»
Remettre en question les stéréotypes. Monter sur le podium.
Fernanda attribue une grande partie de son succès à son esprit de compétition. Se contenter du minimum? Jamais. Elle pousse toujours plus loin, à chaque virage, vers la réussite. Pourtant, tout au long de sa carrière, elle a souvent eu l’impression que son équipe Polaris Mexico Racing et elle étaient grandement sous-estimées.
« Ils nous sous-estiment, nous les pilotes de Polaris Racing Mexico. Comme si on était condamnés à ne jamais dépasser un certain niveau. Mais ces dernières années, nous avons prouvé exactement le contraire. Les championnats en sont la preuve. »
Il n’a pas fallu longtemps dans sa carrière pour que Fernanda commence à attirer l’attention et à se faire un nom. Ses bons résultats en course lui ont valu plus d’invitations, ont fait monter l’intérêt autour d’elle, mais aussi les critiques, venant autant des adversaires que de la presse.
« J’étais la cible de propos dénigrants, qui cherchaient à me faire sentir inférieure uniquement en raison de mon genre. Peu importe ce qu’on dit, ce qui compte se passe sur la piste. Une course, ça reste une course. Je faisais de mon mieux pour ne pas y prêter attention, me concentrer sur la course et tout donner sur la piste, forte de mon expérience.∘»
En écartant les critiques non fondées, Fernanda a préféré laisser ses résultats en course parler d’eux-mêmes. En 2024, elle a marqué l’histoire en devenant la première femme hispanique couronnée championne record au Baja. Un titre qu’elle a fermement l’intention de conserver pour l’édition 2025.
« Pour moi, l’objectif est clair : représenter une marque en tant que seule femme et seule pilote mexicaine. À mon avis, cela a une portée significative dans le milieu du hors route et dans toutes les disciplines de la conduite compétitive. »
Endosser le rôle de modèle
Le parcours de Fernanda a fait d’elle une source d’inspiration pour les jeunes filles passionnées de course, et un symbole fort pour la relève féminine et hispanique. Bien qu’elle ne l’ait pas cherché, ce rôle s’est imposé à elle. Consciente de sa portée et de sa nécessité, elle l’endosse avec dignité et fierté.
« C’est ce qui me motive à progresser : pour que les jeunes filles ne suivent pas seulement mon exemple, mais qu’elles me dépassent. »
Regard tourné vers l’avenir
En route pour défendre son titre de championne record, Fernanda incarne mieux que quiconque la mentalité «∘Les durs ne renoncent pas∘». Selon elle, le travail n’est jamais fini : il y a toujours des aptitudes à développer et des objectifs à viser. La compétitrice en elle reste insatisfaite face aux récompenses matérielles, aussi éclatantes soient-elles. Alors qu’elle se projette vers l’avenir, elle ne cesse de se dépasser et d’inspirer son équipe familiale à viser toujours plus haut. Il se peut que ce soit votre première rencontre avec ce talent hors du commun, mais ce ne sera assurément pas la dernière.
« Ce serait un honneur pour moi d’être la première femme à intégrer l’équipe Polaris Factory Racing. Un principe qu’on m’a inculqué dès le départ : si je choisis de faire quelque chose, je dois le faire avec rigueur et détermination. Si je me lance dans une compétition, c’est avec une seule chose en tête : la victoire. Alors c’est exactement ce à quoi je m’engage. » - Fernanda Montiel